::: Bienvenue sur le site web des Presses Universitaires du Gabon ::::::::::::::::::: Appel à propositions d'articles pour les Annales N°20 :::::::::::::::::
 
ACCUEIL
PUBLICATIONS
- Appels à contributions
- Normes éditoriales

- Annales de l'UOB

- Ouvrages disponibles
- Nouveautés

- A paraître

NOUS ECRIRE
COMMANDES
| Mot du Recteur de l'UOB | Statuts | Organes des PUG | E-mail |


La razzia Oban et le "bellicisme fang" au XIXe siècle
Essai de déconstruction d'un stéréotype colonial
-


Dans la majeur partie des cas, les réputations guérrières africaines prêtent à caution sinon à sourire, surtout quand elles se fondent sur des pratiques aussi controversées qu'irrationnelles comme la "razzia" complaisamment traduite par "guerre".

Pour déconstruire cette aporie, nous prenons appui sur l'Oban, razzia qui a fait convulser, vers les années 1885-1895, pour s'en tenir à une chronologie proposée par Philippe Laburthe Tolra, le pays "Bulu-Beti-Fang", et qui aurait façonné, selon certains auteurs, la personnalité et le bellicisme fang. Nous posons qu'en considérant l'Oban comme l'archétype de l'art militaire traditionnel fang, l'historicité de ce peuple a été travestie. En effet, l'Oban, on en dira autant pour toutes les razzias, n'est qu'une forme de conflit routinière représentative du désordre intestin hobbesien. La lecture interprétative de la monographie historique de Brigitte Angue Biyogho et les comparaisons avec les normes de la guerre traditionnelle fang, renforcent notre conviction : l'Oban que nous rapprochons du stasis grec (dans son sens de guerre civile) ou du "nsèm" (déviation morale d'après une tradution de Paul Mba Abessole) fang, a plus été un facteur de déliaison sociale et d'atomisation de la communauté fang, qu'un élément de puissance ou de bellicisme atrabilaire.


Jean-François Owaye

 


©PUG-UOB2016 infos@pug-uob.org - N° ISSN : 2-912 603-18-8, N° ISBN : 1815-3054